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98- Points essentiels et points majeurs en acupuncture.

En acupuncture, 361 points des méridiens principaux et plusieurs centaines de points hors méridiens sont dénombrés. Mais dans une analyse des pratiques, le constat peut être rapidement fait que certains points sont d’usage courant, d’autres d’usage plus rare, d’autres enfin ne sont jamais ou qu’exceptionnellement utilisés. Cette question est classique en acupuncture puisque le Zhenjiu Dacheng (1601) l’aborde dans deux énoncés, qui reproduisent en fait des textes antérieurs [1,2]. Dans le « Précis de la vraie acupuncture » qui marque la réception contemporaine de l’acupuncture en France, Soulié de Morant ne décrit que 75 «points indispensables» [3]. En 1974, le Zhenjiu Xue de l’Institut de MTC de Shanghai répertorie l’ensemble des points mais en les classant de façon explicite en deux sous-ensembles : celui des points usuels et celui des points secondaires [4]. En 2004, Jean-Louis Lafont [5] a effectué une première analyse de la question à partir de la comparaison de deux sources, l’une classique (Zhen Jiu Da Cheng [1]) et l’autre contemporaine (Chen Huade 1996 [6]).

Objectif et méthode

L’objectif de cet article est de proposer un classement de l’ensemble des points d’acupuncture en fonction de leur intérêt dans la pratique quotidienne tel qu’il est énoncé dans la littérature médicale. Dans ce but, nous avons effectué une recherche documentaire informatisée dans la base de données Acudoc2 et manuelle dans la bibliothèque du Centre de Documentation du GERA afin d’identifier les publications en langues occidentales listant explicitement ces points. Ils apparaissent dans la littérature sous différents qualificatifs considérés comme équivalents : points «souvent utilisés», «courants», «indispensables», «essentiels».

Sources documentaires

Cette recherche systématique nous a permis de répertorier vingt publications constituant la base de notre analyse (tableau I) :

  • Dix-huit traités et deux articles (ou série d’articles). Les traités sont des traités généraux d’acupuncture sauf le livre de Philippe Sionneau qui porte explicitement sur «les points essentiels» [7].
  • Les points sont classés par région (dix sources), par méridien (huit sources), par ordre alphabétique (une source, Soulié de Morant 1934 [3]), ou directement par fréquence d’utilisation (une source, Chen Huade 1996 [6]).
  • Pour le Zhenjiu Dacheng (1601) nous avons utilisé la traduction de Nguyen Van Nghi (1982-1989 [1,2]) tout en la comparant à celle de Jean-Claude Darras (1982 [8]). Deux énoncés abordent la question. L’énoncé 54 est intitulé par Nguyen Van Nghi «100 points les plus utilisés (Extrait du Shen Ying King)». Il décrit en fait 110 points et est issu du Shen Ying Jing (1425). Cet énoncé n’apparait pas dans la traduction de Darras. L’énoncé 144 est intitulé par Nguyen Van Nghi «Points souvent utilisés en thérapeutique (d’après Yi Huo-Rimen)» est issu de Yi Xue Ru Men (1575). Jean-Claude Darras (chapitre IX, énoncé XIV) l’intitule « les points importants ».
  • Pour le Shanghai Zhenjiu Xue (1974), nous avons utilisé la traduction de Claude Roustan (1979 [4]) tout en la comparant avec la traduction anglaise de O’Connor et Bensky (1980).
  • Les neuf sources publiées entre 1973 et 1977 [4,10-17] sont des traductions ou des compilations de traités chinois. Pour beaucoup la référence du livre original n’est pas mentionnée. Ces livres chinois s’inscrivent dans le contexte de la révolution culturelle. Hormis le Shanghai Zhenjiu Xue (1974 [4]) qui est un grand traité académique, les huit autres apparaissent comme des livres d’initiation à l’acupuncture, destinés notamment à la formation des médecins aux pied-nus. Le Barefoot Doctor’s Manual (1977 [17]) est exemplaire à ce titre. Nous discuterons plus loin de cet aspect.
  • Le livre de Rubin [16] présente une anomalie, les points du Vaisseau Gouverneur (VG dumai), et du Vaisseau Conception (VC renmai) étant cités dans leur totalité et dans un chapitre distinct. Mais cette anomalie n’a pas d’incidence sur le classement des points du fait du cumul de vingt sources.
SourcesEnoncéPoints des méridiens
(nbre)
Points des méridiens
(%)
Points hors méridien
Zhen Jiu Da Cheng 1601 (Livre III
énoncé 54) [1]
“100 points les plus utilisés”11030%-
Zhen Jiu Da Cheng 1601 (Livre VII
énoncé 144) [2]
“Points souvent utilisés en thérapeutique”8824%-
Soulié de Morant 1934 [3]“Points indispensables”7521%-
Kao 1973 [10]“Commonly-Used Points”8724%6
Tan 1973 [11]“Most Commonly Used Acupuncture Points”12635%24
Cheong 1974 [12]“Commonly-Used Points”247%1
China’s New Needling Treatment 1974 [13]“Points in Common Use”7521%12
Shanghai College of TCM 1974 [4]“Points usuels”17147%45
China’s Current Acupuncture 1975 [14]“Commonly Used Acupuncture Points”12835%23
Chang 1976 [15]“Avalaible Points”11231%7
Rubin 1977 [16]“Points les plus utilisés”17742%26
Barefoot 1977 [17]“Commonly Used Acupuncture”7822%18
An Xichuan 1989 [18]“Commonly Used Acupuncture Points”8523%8
Lu Jianping 1990 [19]“Commonly-Used Points”21459%14
Geng Junying 1991 [20]“Commonly Used Acupuncture Points”9627%14
Zhang Rui-Fu 1992 [21]“Points courants”21258%-
Zhang Dengbu 1996 [22]“Commonly Used Acupoints”19654%12
Sionneau 2000 [7]“Points essentiels”15543%-
Journal of Acupuncture and Tuina
Science 2003 [23]
“Common Acupoints”16546%14
Chen Hua De 2003 [6]“Points les plus souvent utilisés” et “souvent utilisés”10830%-
Tableau I. Points courants selon les vingt sources classées par ordre chronologique. Pour les points des méridiens sont indiqués le nombre de points cités et le pourcentage par rapport aux 361 points.
  • L’article de Chen Huade [6] est une traduction d’un article publié en chinois en 1996. Il propose une synthèse à partir de cinq ouvrages de référence. Les 361 points sont répartis en quatre groupes en fonction de leur fréquence dans les protocoles thérapeutiques de ces traités :

Pour permettre une comparaison avec les autres auteurs, nous avons regroupé en une seule classe les deux premiers groupes, soit 108 points considérés comme souvent utilisés.

14 sources citent des points hors-méridiens. Nous avons exclu ces points qui feront l’objet d’une étude spécifique. Notre analyse porte donc uniquement sur les points des méridiens. Le nombre de points cités varie de 24 à 214 points, soit de 7% à 59% des 361 points. La moyenne s’établit à 124 points et la médiane à 99 points, soit entre un tiers et un quart des 361 points.

Définition des classes d’usage

Les citations de chacun des 361 points dans les vingt sources ont été dénombrées, de 20 (citations par les 20 sources) à 0 (citation par aucune source). En fonction de leur nombre de citation, les points ont été répartis en trois classes (tableau II) : points majeurs (cités par au moins les deux-tiers des sources, entre 14 et 20 citations), points courants (cités par au moins un tiers des sources, entre 7 et 13 citations), et points secondaires (cités par moins d’un tiers des sources, entre 0 et 6 citations). Pour affiner ces résultats, nous avons également défini deux sous-classes : les points essentiels (cités par l’ensemble des sources), et les points mineurs (jamais cités). Le tableau III rapporte la distribution des 361 points dans les différentes classes d’usage, et le tableau IV rapporte les effectifs et les pourcentages relatifs pour chaque méridien.

Tableau II. Définition des classes d’usage (erratum : 9 et non 8 points essentiels).
Tableau III. Distribution des 361 points dans les différentes classes d’usage.
Tableau IV. Effectif et pourcentage des différentes classes pour chacun des méridiens.

La répartition des classes par méridiens (tableau IV) apparait relativement homogène, si ce n’est des écarts particuliers sur certains méridiens. Globalement chaque méridien comporte entre 15 et 25% de points majeurs, avec deux exceptions extrêmes : le Foie (7%) et le Poumon (36%). 78% des points du Rein sont secondaires contre seulement 22% du Maitre du Cœur. Aucun point du Cœur ou de l’Intestin Grêle n’est classé mineur alors que près d’un tiers des points du Vaisseau Gouverneur le sont.

Corrélations classes d’usage et publications

Pour tester la cohérence des classes d’usage, nous avons étudié la corrélation avec le nombre de publications dans la base de données Acudoc2 (196 000 références au 1er septembre 2017) citant un point donné dans le titre ou dans le résumé. L’exemple du méridien du Poumon figure dans le tableau V. La hiérarchie établie par les classes d’usage est corrélée à la hiérarchie induite par le nombre de publications. Sous réserve de l’extension de l’analyse à l’ensemble des méridiens, on peut considérer les classes d’usage comme un bon reflet de l’importance relative attribuée à chaque point par la communauté médicale internationale représentée par les sources identifiées.

Tableau V. Corrélation classe d’usage et nombre de publications indexées dans la base de données Acudoc2.

Relations entre classes d’usage et groupes fonctionnels

Un certain nombre de points d’acupuncture appartiennent à des groupes fonctionnels aux effectifs déterminés (60 points shu antiques, 8 points clés des méridiens curieux, 94 points de rencontre [voir note ci-dessous], 6 points he inferieurs, 8 points hui, 94 points de rencontre inferieurs, 15 points luo, 12 points mu, 12 points shu du dos, 16 points xi, 12 points yuan), un point pouvant appartenir à plusieurs groupes. Dans quelle mesure les classes d’usages et groupes fonctionnels peuvent-ils être corrélés ? Jean-Louis Lafont a le premier posé la question de la relation de ce qu’il dénomme «groupes classiques» et «points les plus utilisés» [5].

Note : Pour les points de rencontre nous avons utilisé la liste du Shanghai Zhenjiu Xue [4] qui comporte 94 points. Cette liste est reprise intégralement dans Li Ding 1992 [26] et Zhang Rui-Fu 1992 [21]. Par contre Lin Shi Shan décrit 108 points de rencontre [27]. Jean-Louis Lafont n’inclut pas le groupe de points de rencontre dans son analyse [5].

Distribution des points en fonction de leur appartenance à un groupe fonctionnel

43% des 361 points n’ont aucune appartenance à un groupe fonctionnel. 57% ont une appartenance 48% une mono-appartenance (à un seul groupe fonctionnel) et 9% une bi ou tri-appartenance (à deux ou trois groupes fonctionnels : ainsi quatre points sont tri-appartenant : 12VC, 13F, 34VB, 9P).

Figure 1. Corrélation entre classe d’usage et appartenance à au moins un groupe fonctionnel ou à plusieurs groupes fonctionnels. Lire, par exemple, pour les points essentiels 48% ont au moins une appartenance à un groupe fonctionnel et 9% ont une multiappartenance.

Une forte corrélation, dans le sens d’une relation croissante entre classe d’usage et appartenance à un groupe fonctionnel apparait (figure 1). 86% des points majeurs appartiennent à au moins un groupe fonctionnel et 30% à plusieurs, contre 42% et 5% pour les points secondaires. Un point souvent utilisé a plus de probabilité d’appartenir à un groupe fonctionnel, et un point d’un groupe fonctionnel a plus de probabilité d’être un point souvent utilisé.

Distribution des classes d’usage dans chaque groupe fonctionnel

Deux groupes fonctionnels sont fortement sous-représentés dans les points majeurs : aucun point de cette classe n’est un point xi et seulement 17% des points de rencontre appartiennent à cette classe d’usage. Plus de la moitié des points de ces deux groupes sont des points secondaires. Le groupe des points de rencontre est souvent cité, mais rarement décrit, c’est aussi le groupe le plus nombreux. Jean-Louis Lafont fait le même constat d’une faible utilisation des points xi et s’interroge même sur l’intérêt de conserver ce groupe. Mais ce faisant il tend à assimiler fréquence d’usage et groupe fonctionnel, alors que les deux notions sont distinctes avec un certain degré de corrélation.

Discussion et conclusion

Il existe une très grande diversité de pratiques d’acupuncture, particulièrement dans les choix des points. Cela nous invite à rechercher d’éventuelles régularités, à essayer de tracer les contours d’un noyau commun de points.

Une partie de nos sources se situent dans le contexte de la révolution culturelle, et on peut facilement les interpréter de manière dépréciative. Mais il n’y a pas lieu de considérer que les rédacteurs aient perdu de vue l’objectif de définition d’un corpus de points essentiels à la pratique. Bien au contraire, cela nous semble être tout le sens de ces livres de formation. D'ailleurs, Chen Huade, repris par Jean-Louis Lafont, conclut son article en soulignant tout l’intérêt pédagogique d’un tel classement. Observons que cette question est ancienne et classique : du Shen Ying Jing (1425) au Zhenjiu Dacheng (1601) et qu’elle se prolonge dans toute la période moderne et contemporaine.

 Nous sommes conscients que la notion de classe d’usage peut être ambiguë et que « point couramment utilisé » et « point important » sont deux éléments à distinguer. Un point peut être considéré comme important mais peu utilisé simplement parce que ses indications sont peu courantes. Mais encore faudrait-il définir quels sont ces points importants, quelles sont ces pathologies peu courantes et dans quelle mesure ces points sont-ils ou non substituables.

Chen Huade contourne la question en disant que les 108 points les plus utilisés qu’il cite permettent de faire face à 85% des pathologies et les 165 points les plus utilisés à 95% des pathologies. On peut faire une analogie avec la liste publiée des 100 médicaments essentiels supposés couvrir 95% des pathologies observées en France [24] (alors que le Vidal référence plus de 4600 spécialités sous 14 500 formes galéniques) ou encore avec celle des 443 médicaments essentiels de l’OMS « répondant aux besoins de santé prioritaires et sélectionnés en fonction de la prévalence des maladies, de l’innocuité, de l’efficacité » [25].

De la même façon, une liste des points majeurs est supposée rendre compte de leur intérêt clinique et efficacité, de leur simplicité et sécurité d’utilisation, de la prévalence des maladies. En l’état actuel la définition d’une efficacité relève d’un consensus d’experts, mais observons que de plus en plus d’études comparant l’efficacité spécifique de divers points sont réalisées.

Des praticiens seront étonnés de l’absence dans les points majeurs d’un point qu’ils considèrent important dans leur pratique. Un des intérêts de la définition de classes d’usage est d’ouvrir au niveau collectif un débat et d’induire au niveau individuel une réflexion sur sa propre pratique. Il existe un courant qui postule qu’à chaque patient correspond un point, et qu’à chaque point correspond un type de patient : « Elle [l’acupuncture] cherche à traiter la personne au-delà des syndromes, s’intéresse à ce que chaque individu a d’unique, d’autant que, parmi les 365 points d’acupuncture, seuls deux ou trois sont chez lui réellement efficaces. Accéder à ce que chacun a de singulier, tel est le principe de base de la M.T.C. : nous sommes à l’opposé de la statistique qui recherche ce qui est commun à tous ». [28].

Partant de là, tous les points sont supposés avoir leur propre importance de nature non substituable, et la définition de classes d’usage n’a que peu de sens. Mais cette notion nous semble une contamination de l’acupuncture française par l’homéopathie uniciste. En comparant les données du Zhenjiu Dacheng (1601) et celle de Chen Huade (2003), Jean-Louis Lafont observe que seulement 67 points sont en commun, « soit à peine un peu plus de la moitié » (en pratique 66%, soit les deux tiers, tableau VIII) et conclut à une évolution des pratiques en relation avec une évolution du système théorique depuis le XVIIe siècle. En fait si on compare les données du Zhenjiu Dacheng de l’énoncé 54 issu du Shen Ying Jing (1425) et celles de l’énoncé 144 issu du Yi Xue Ru Men (1575) 58% des points sont communs. Si on compare les données de Chen Huade (2003) comportant 108 points et celles du livre 3 de Chang (1976) qui liste le nombre de points le plus proche (112), 61% sont communs. Il y a autant de différence (ou de similitude) entre les sources anciennes entre elles ou les sources modernes entre elles qu’entre sources anciennes et sources modernes (tableau VIII).

Tableau VIII. Pourcentage de points commun entre deux sources anciennes, les deux énoncés du Zhen Jiu Dacheng (ZJDC 054 et ZJDC 144) et deux sources modernes Chang ST (CST 1976) et Chen Huade (CHD 2003). Le pourcentage est établi par rapport au groupe de plus faible effectif.

De même Jean-Louis Lafont observe que sur les 110 points les plus utilisés du Dacheng seuls 76 appartiennent à un groupe fonctionnel alors qu’« on aurait pu penser a priori que les points les plus utilisés étaient tous [souligné par nous] des points des groupes classiques ». Il interprète cet écart comme reflet de « l’expérience pratique et sans doute personnelle » de Yang Jizhou, l’auteur du Dacheng. Mais il omet le fait que le texte du Dacheng n’est qu’une reproduction du Shen Ying Jing (1425) publié deux siècles auparavant et que ce faisant, s’il s’agit d’une expérience personnelle, ce n'est pas celle de Yang Jizhou, elle est bien plus ancienne et devenue un savoir collectif et partagé. L'idée sous-jacente est donc que les points les plus utilisés devraient être des points de groupes fonctionnels. S'il n'en est pas ainsi, c'est qu'il s'agirait d'ajouts empiriques postérieurs. Cette manière de penser s'insère dans un point de vue particulier de l'acupuncture. Là où Jean-Louis Lafont perçoit une rupture, nous percevons au contraire, une stabilité et une continuité. On peut tout aussi bien inverser le récit et considérer que les groupes fonctionnels ne sont qu’une théorisation à partir d’un ensemble antérieur de points d’usage courant. En fait toute pratique médicale combine considérations d’ordre théorique et considérations d’ordre empirique. La discussion médicale doit s’extraire de tout a priori sur une hiérarchisation entre théorie et pratique et porter simplement sur leur pertinence.

Dr Claude Pernice et Dr Johan Nguyen

Texte issu de : Pernice C, Nguyen J. Points majeurs, points courants et points secondaires. Essai de définition de classes d’usage des points d’acupuncture. Acupuncture & Moxibustion. 2017;16(2):207.

Annexe : les 63 points majeurs dont les 9 points essentiels.

Définir un ensemble de points majeurs a de grandes implications pour la pratique, la recherche et l'enseignement. La formation à l'acupuncture a intérêt à être centrée initialement sur cet ensemble.

RégionsPoints essentielsPoints majeurs
Tête et cou20VG (baihui)20GI, 4E, 6E, 7E, 19IG, 1V, 17TR, 21TR, 2VB, 20VB, 26VG
Thorax-abdomen25E, 3VC, 4VC, 6VC, 8VC, 12VC, 17VC
Dos23V (shenshu)13V, 15V, 17V, 18V, 20V, 21V, 25V, 30VB, 4VG, 14VG
Membre supérieur4GI (hegu), 11GI (quchi), 3IG (houxi), 6MC (neiguan)5P, 7P, 9P, 11P, 15GI, 7C, 1IG, 7MC, 3TR, 5TR, 6TR
Membre inférieur36E (zusanli), 6Rte (sanyinjiao), 34VB (yanglingquan)44E, 4Rte, 9Rte, 10Rte, 40V, 57V, 60V, 1Rn, 3Rn, 6Rn, 7Rn, 31VB, 39VB, 41VB, 3F

Références

  1. Nguyen Van Nghi. Zhen jiu da cheng. Livre III. Enoncé 54 : 100 points les plus utilisés (Extrait du Shen Ying King [Shen Ying Jing]) in Art et pratique de l’acupuncture et de la moxibustion selon zhen jiu da cheng de Yang Chi Chou (tome 1). Marseille: NVN. 1982. 230-232.
  2. Nguyen Van Nghi. Zhen jiu da cheng. Livre VII. Enoncé 144 : Points souvent utilisés en thérapeutique (d’après Yi Huo-Rimen) in Art et pratique de la moxibustion selon zhen jiu da cheng de Yang Chi Chou (tome 3). Marseille: NVN. 1989. 116-128.
  3. Soulié de Morant G. Précis de la vraie acuponcture chinoise. Mercure de France, Paris. 1934.
  4. Shanghai Zhen Jiu Xue 1974 traduit par Roustan C. Traité d’acupuncture. 2) Anatomie et physiologie de l’acupuncture, les points. Paris: Masson; 1979.
  5. Lafont JL. Commentaires sur « les 100 points les plus utilisés » d’après le zhenjiu dacheng et les auteurs contemporains. Acupuncture & Moxibustion. 2004. 3(4):235-41.
  6. Chen Hua De. Aperçu de l’étude sur la fréquence de l’utilisation des points d’acupuncture. Acupuncture Traditionnelle Chinoise. 2003. 9:132.
  7. Sionneau P. L’acupuncture. Les points essentiels. Paris: Éditions Guy Trédaniel. 2000.
  8. Darras JC. Zhen Jiu Da Cheng (Cahier 4, Chapitre 9, § 11). Paris: Éditions Darras. 1982.
  9. O’Connor J, Bensky D. Acupuncture. A Comprehensive text. Chicago: Eastland Press. 1981.
  10. Kao F. Acupuncture Therapeutics. New Haven: Eastern Press. 1973.
  11. Tan LT et Tan MYC et Weith I. Acupuncture Therapy, Current Chinese Practice. London: Routledge and Kegan Paul. 1973.
  12. Cheong WC et Yang CP. Synopsis of Chinese Acupuncture. Hong Kong: Light Publishing Co. 1974.
  13. Anonymous. China’s New Needling Treatment. Hong Kong: Medicine and Health Publishing Co. 1974.
  14. Anonymous. The Manual of China’s Current Acupuncture Therapy. Hong Kong: Medicine and Health Publishing Co. 1975.
  15. Chang ST. The Complete Book of Acupuncture. Berkeley: Celestial Arts. 1976.
  16. Rubin M. Manuel d’acupuncture fondamentale. Paris: Mercure de France. 1977.
  17. Anonymous. A Barefoot Doctor’s Manual. Philadelphia: Running Press. 1977.
  18. An Xichuan, Chen Fangliang et Zhang Yujuan. Practical Handbook on Acupuncture and Moxibustion. Changchun: Jilin Science and Technology Press. 1989.
  19. Lu Jianping, Cui Yanliang et Shi Renhua. Chinese Acupuncture and Moxibustion. Shanghai : Publishing House of Shanghai College of TCM. 1990.
  20. Geng Junying, Su Zhihong. Acupuncture and Moxibustion. Practical Traditional Chinese Medecine & Pharmacology. Beijing: New World Press;1991.
  21. Zhang Rui Fu. Les points d’acupuncture et leur mécanisme d’action. Paris: Masson. 1992.
  22. Zhang Dengbu et al. Acupuncture-Moxibustion Therapy. Jinan: Shandong Science and Technology Press. 1996.
  23. Journal of Acupuncture and Tuina Science (the editor). Common Acupoints in the Shoulder and the Upper Back. Journal of Acupuncture and Tuina Science. 2003;1(4):59. – Chest and Abdomen. 2003;1(3):56. – Head and Face. 2003;1(1):54. – Neck and Nape. 2003;1(2):62. – Lower Back. 2003;1(5):61. – Upper Limb. 2003;1(6):56.- Lower Limb. Part I. 2004;2(1):61. – Lower Limb. Part II. 2004;2(2):61.
  24. Thomas M, Arlet P, Aumaitre O, Cosserat J, Grosbois B, et al.. Les 100 médicaments essentiels. Une approche de médecine interne. Revue de Médecine Interne. 2013, 34 (8):460-4.
  25. Liste modèle de l’OMS des médicaments essentiels 17e liste (Révision mars 2011). [Consulté le 8/12/2017]. Available from URL: http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/97642/1/ a95968_fre.pdf.
  26. Li Ding. Acupuncture meridian theory and acupuncture points. San Francisco: China Books and Periodicals Inc. 1992.
  27. Lin Shi Shan, Dubuisson M. Choix des points en acupuncture traditionnelle. Forbach: Institut Yin-Yang. 1997.
  28. Kespi JM. Médecine traditionnelle chinoise. Marabout. 2008. page 21-22.
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Mots-clés : Points


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  • DR. PATRICK BASMADJIAN ( Bruxelles ) dit :

    Il me semble incompréhensible que le point 38 VB soit classé dans les points « secondaires » alors que le chapitre 41 du Su Wen le cite pour les douleurs lombaires exacerbées par la toux, qu’il est quasi systématiquement douloureux à la pression dans les lombosacrées-sacralgies aiguës ou chroniques, dans lesquelles son efficacité est tout à fait spectaculaire et remarquable d’après mon expérience ( surtout dans les hernies ou protrusions discales ), que de surcroît il est le point de dispersion du méridien de la VB, et que tous les textes classiques ultérieurs lui attribuent, à juste titre à mon avis, toute une série d’indications décrivant le type de lombalgies qu’il est susceptible de soulager, sans compter son effet antalgique majeur sur les sciatalgies de topographie radiculaire L5, outre ses autres indications fort utiles et intéressantes… Grossière erreur pour moi !

    • Johan Nguyen dit :

      Merci de votre retour et d’attirer notre attention sur le 38VB.
      Comme nous l’indiquons dans notre article : « Des praticiens seront étonnés de l’absence dans les points majeurs d’un point qu’ils considèrent important dans leur pratique. Un des intérêts de la définition de classes d’usage est d’ouvrir au niveau collectif un débat et d’induire au niveau individuel une réflexion sur sa propre pratique ».
      La majorité des sources citées sont des sources institutionnelles et il faut considérer que l’énoncé de points majeurs résulte d’une réflexion collective en amont. Il est légitime que des désaccords s’expriment ensuite sur ce « consensus » et notamment à partir de l’expérience de chacun. C’est l’objet de l’article.
      Cordialement. Dr Johan Nguyen

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