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207- Sanctions disciplinaires à l’encontre de praticiens acupuncteurs pour manquements à la sécurité infectieuse

Prins C1, Fosnacht J2, Deshpande K3. Infection control-related disciplinary actions in acupuncture. Am J Infect Control. 2026 Jan 14:S0196-6553(26)00007-6. [1]
1Department of Population Health Sciences, University of Central Florida College of Medicine, Orlando, FL.
2Independent Researcher, Tampa, FL.
3Department of Biomedical Sciences, University of Central Florida College of Medicine, Orlando, FL.

Contexte

L’acupuncture est largement pratiquée aux États-Unis et connaît une intégration croissante au sein des structures de soins conventionnelles. Bien qu’elle soit globalement considérée comme une pratique sûre des infections d’origine virale ou bactérienne ont été rapportées, le plus souvent en lien avec des manquements aux mesures de prévention des infections. Toutefois la documentation de ces écarts de pratique demeure limitée.

Objectif

Examiner les dossiers disciplinaires des organismes de contrôle de l’acupuncture dans les différents États américains afin d’identifier et de catégoriser les manquements à la sécurité infectieuse dans l’exercice professionnel.

Méthode

Recherche internet systématique des dossiers disciplinaires publics des 50 États et du District of Columbia.
Seuls ont été inclus les dossiers comportant une action disciplinaire liée au contrôle infectieux et suffisamment détaillés pour permettre une classification.

Résultats

Les dossiers couvraient la période 1997–2024.

  • 31 États disposaient de dossiers exploitables
  • 7 États rapportaient des cas pertinents
  • 28 affaires ont été retenues correspondant à 44 manquements classés en huit catégories (tableau).
CatégorieCasManquements constatés
Élimination incorrecte aiguilles12 Aiguilles usagées déposées dans des bouteilles remplies d’alcool puis placées à la poubelle ; seaux non scellés contenant des aiguilles sous les tables de traitement ; conteneurs débordants ou non sécurisés ; élimination sur des sites non autorisés ; transport des conteneurs au domicile pour qu’un proche les dépose dans un établissement de santé ; aiguilles retrouvées dans des flacons de plantes médicinales et des cartons empilés ; conteneurs biologiques non sécurisés posés sur un rebord de fenêtre au-dessus d’une table de soins ; aiguilles présentes sur des tables, au sol et à l’extérieur du cabinet ; perte d’une aiguille usagée en milieu hospitalier sans information adéquate du personnel soignant.
Aiguilles non stériles et désinfection inadéquate du matériel10 Absence d’équipement de stérilisation avec réutilisation d’aiguilles rouillées nettoyées au liquide vaisselle puis « stérilisées » dans un grille-pain ; réemploi d’une aiguille après une démonstration pédagogique avec simple essuyage à l’alcool ; retrait anticipé d’aiguilles de leur emballage stérile puis utilisation après nettoyage sommaire ; nettoyage insuffisant d’instruments d’acupuncture et de ventouses, y compris de matériel contaminé par du sang lavé uniquement à l’eau chaude ou à l’alcool ; réutilisation d’une aiguille en bois, non stérilisable.
Environnement de soins insalubre5 Présence de toiles d’araignée, rebords de fenêtres sales et taies d’oreiller non remplacées ; sang sur la poignée de la porte d’entrée ; sanitaires sales sans dispositif de séchage des mains ; chariots, tables de soins et équipements non désinfectés entre les patients ; linge changé uniquement lorsqu’il était visiblement souillé ; poussière et saleté sur le mobilier et les murs avec accumulation d’huile et de résidus sur du matériel d’herboristerie ; utilisation d’une salle de bain comme zone de préparation médicale ; stockage de plantes médicinales dans des cartons ouverts et fermés posés sur un sol de cuisine.
Préparation cutanée inadéquate4 Insertion d’aiguilles à travers les vêtements ou tentative de le faire ; absence d’antiseptique avant le traitement, le praticien affirmant à tort que cette mesure n’était pas légalement requise.
Infection après traitement4 Infections consécutives à des brûlures — l’une lors d’une moxibustion, l’autre après l’usage d’une lampe chauffante placée au-dessus des aiguilles — ayant nécessité une antibiothérapie ; cellulite faciale avec hospitalisation après injection d’une substance non identifiée préparée par une personne non qualifiée et administrée par un praticien non autorisé à pratiquer des injections, suivie d’ultrasons ; infection cornéenne après insertion dans la paupière supérieure d’une aiguille en bois, décrite par le praticien comme « botanique » et prélevée sur un « arbre sacré ».
Défaut d’hygiène des mains4 Non-lavage régulier des mains entre les patients ; absence d’eau chaude malgré une obligation réglementaire ; signalements répétés de patients ; absence de lavage des mains et de port de gants avant des injections de points gâchettes alors que ces mesures étaient requises.
Autres2Défaut d’information du patient concernant le risque infectieux associé au traitement.

Dans plus de la moitié des cas les procédures disciplinaires ont abouti à une perte de licence, par retrait ou abandon volontaire. Les autres sanctions comprenaient des mesures intermédiaires telles que la probation, la suspension ou la restriction de l’exercice tandis que deux cas ont donné lieu à un avertissement ou à un blâme public.

Conclusion

Rares, ces cas soulignent la nécessité de renforcer l’application des normes de prévention des infections et l’éducation des patients pour identifier et signaler les pratiques à risque.

L’acupuncture aux États-Unis

Aux États-Unis la pratique de l’acupuncture relève d’un cadre réglementaire décentralisé, défini principalement au niveau des États. Dans la majorité d’entre eux l’exercice est soumis à une licence professionnelle délivrée par un State Board (board d’acupuncture ou organisme de régulation des professions de santé). Ces instances sont compétentes pour l’enregistrement des praticiens, l’examen des plaintes et la mise en œuvre de sanctions disciplinaires pouvant aller de l’avertissement au retrait de licence. Quelques États ne requièrent toutefois aucune licence spécifique, ce qui introduit une hétérogénéité réglementaire marquée.

La qualification professionnelle repose le plus souvent sur la certification délivrée par la National Certification Commission for Acupuncture and Oriental Medicine (NCCAOM). Celle-ci propose deux diplômes correspondant à des périmètres de compétences distincts. Le Diplomate of Oriental Medicine (Dipl. O.M.) atteste d’une formation complète incluant l’acupuncture et la pharmacopée chinoise. Le Diplomate of Acupuncture (Dipl. Ac.) est centré sur l'acupuncture sans autoriser l’usage des plantes médicinales.

Sur le plan sanitaire, les aiguilles d’acupuncture sont considérées comme des dispositifs médicaux et sont régulées par la Food and Drug Administration qui impose l’utilisation d’aiguilles stériles à usage unique. Les normes d’hygiène applicables reposent sur les précautions standard de prévention des infections — hygiène des mains, antisepsie cutanée, gestion des objets piquants, entretien de l’environnement de soins — en cohérence avec les recommandations des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Les dossiers disciplinaires

Cette étude présente un aspect original en abordant la sécurité de l’acupuncture à partir de dossiers disciplinaires. Les manquements au contrôle des infections qui y sont rapportés apparaissent rares (28 cas sur une période d’environ trois décennies pour près de 20 000 praticiens) et correspondent à des écarts majeurs aux normes de prévention.

L’interprétation de ces résultats doit rester prudente. L’étude repose sur des données publiques dont l’accessibilité varie selon les États, ce qui limite la portée des résultats. Par ailleurs en l’absence d’enquêtes systématiques, l’identification des situations dépend du dépôt de plaintes par les patients. Ne sont donc détectés que les écarts suffisamment manifestes pour conduire à un signalement.

Les dossiers disciplinaires ne documentent ainsi qu’une fraction des écarts observables en pratique : ils offrent une vision nécessairement partielle, tributaire des mécanismes de contrôle professionnel et du fonctionnement administratif des instances de régulation.

Les normes et référentiels

Aux États-Unis, les normes encadrant la sécurité de la pratique de l’acupuncture relèvent de référentiels professionnels nationaux, tels que le Clean Needle Technique (CNT) Manual [2], élaboré par le CCAOM en cohérence avec les principes du CDC, mais surtout de cadres réglementaires étatiques juridiquement opposables. Ces deux niveaux peuvent diverger.

Des différences peuvent également être notées au niveau international. Les recommandations de l’OMS (2021 [3]), tout en préconisant fortement l’usage d’aiguilles à usage unique, admettent néanmoins le recours à des aiguilles stérilisables. De son côté, le Collège Français d’Acupuncture et MTC remet en cause l’utilité d’une désinfection cutanée systématique dans les situations courantes [4, 5].

Le tableau ci-dessous présente, à titre de comparaison, le référentiel de l’OMS, le cadre réglementaire californien [6] et les recommandations du Collège Français d’Acupuncture et MTC en matière de sécurité infectieuse.

DomaineOrganisation mondiale de la santé (OMS)State of CaliforniaCollège Français d’Acupuncture et MTC
Aiguilles – Les aiguilles réutilisables doivent être stérilisées conformément aux procédures en vigueur.
– Les aiguilles stériles à usage unique sont fortement recommandées et ne doivent en aucun cas être réutilisées.
– Un acupuncteur doit utiliser exclusivement des aiguilles étiquetées pour un usage unique et conformes aux exigences des réglementations fédérales.
– Le fait pour un acupuncteur d’utiliser une aiguille plus d’une fois constitue une faute professionnelle.
– N’utiliser que des aiguilles à usage unique dès lors qu’elles sont disponibles, ce qui est le cas pour toutes les aiguilles d’acupuncture de modèle courant.
– Les aiguilles à usage unique sont non réutilisables et non stérilisables.
– Les aiguilles « individuelles » sont à proscrire.
Autres dispositifs médicaux – Les dispositifs médicaux entrant en contact direct avec les aiguilles doivent être correctement désinfectés avant chaque utilisation. – Tous les instruments doivent être stérilisés avant et entre chaque utilisation selon une méthode permettant de détruire l’ensemble des micro-organismes.
– Tous les plateaux d’aiguilles contenant des aiguilles stériles doivent également être stériles.
– À chaque opération de stérilisation, l’acupuncteur doit utiliser une bande ou un indicateur attestant que la stérilisation est complète.
– Les modalités de stérilisation du matériel réutilisable sont abordées dans les recommandations 4, 5 et 6.
Autres équipements – Les équipements entrant en contact direct avec le patient, notamment mais sans s’y limiter les draps et les serviettes, doivent être désinfectés ou à usage unique. Les équipements sans contact direct, notamment mais sans s’y limiter les matelas et les oreillers, doivent être maintenus dans un état d’hygiène approprié pour chaque utilisation.Non abordé.Non abordé.
Élimination des déchets médicauxNon abordé. – Tous les instruments destinés à être éliminés doivent être évacués de manière sécurisée.
– Les aiguilles doivent être éliminées en les plaçant dans un contenant scellé, incassable, portant la mention « Déchets dangereux », et éliminées conformément aux lois et réglementations étatiques et locales.
– Les aiguilles d’acupuncture doivent être immédiatement placées après utilisation dans un collecteur spécifique homologué.
– Les aiguilles ainsi collectées doivent être détruites par incinération par l’intermédiaire d’une filière d’élimination des déchets d’activité de soins à risques infectieux.
Mains du praticien – Le praticien doit nettoyer et désinfecter ses mains et ses doigts avant et après la réalisation d’un acte d’acupuncture.
– Se laver les mains à l’eau et au savon lorsqu’elles sont visiblement sales ou souillées par du sang ou d’autres liquides biologiques, ou après l’utilisation des toilettes. Durée de l’ensemble de la procédure : 40 à 60 secondes.
– Utiliser une friction hydro-alcoolique comme méthode privilégiée pour l’antisepsie des mains en routine. Durée de l’ensemble de la procédure : 20 à 30 secondes.
– Les mains de l’acupuncteur doivent être brossées et lavées avec du savon et de l’eau tiède immédiatement avant l’examen des patients ou la manipulation des aiguilles d’acupuncture et des autres instruments, ainsi qu’entre chaque patient. – Se laver les mains avec un savon doux liquide à l’arrivée au cabinet, au départ du cabinet, en cas de mains visiblement souillées.
– Réaliser une friction des mains avec un produit hydro-alcoolique (PAH) entre chaque patient.
Zone de puncture – Les zones de puncture et les zones cutanées environnantes doivent être désinfectées avant l’administration de l’acte d’acupuncture. – Les points d’acupuncture sur lesquels les aiguilles doivent être insérées doivent être nettoyés avec un antiseptique approprié avant l’insertion de l’aiguille. – Il n’y a pas lieu de recommander une désinfection cutanée avant un acte d’acupuncture hors cas particuliers (voir recommandation 12) et hors techniques particulières (voir recommandation 13).
Lieu de soins – La salle de soins, les équipements et les dispositifs doivent être maintenus propres et rangés de manière appropriée. – Tout cabinet d’acupuncture doit être maintenu en permanence dans un état de propreté et d’hygiène satisfaisant, et doit disposer de sanitaires facilement accessibles.Non abordé.

Le risque infectieux de l'acupuncture

L’acupuncture est une technique mini-invasive impliquant une effraction cutanée. À ce titre, elle relève de la même catégorie de risque que d’autres gestes médicaux usuels tels que les injections, les prélèvements sanguins ou les actes utilisant des dispositifs auto-piqueurs. Les normes générales de prévention des infections applicables à ces gestes s’appliquent donc également à la pratique de l’acupuncture.

Le risque infectieux associé à l’acupuncture est illustré par le cas historique et emblématique de l’hépatite virale liée à l’usage d’aiguilles non stériles. Ce risque a été mis en évidence :

  • par l’observation de clusters d’infections au sein de la patientèle de praticiens utilisant des aiguilles non stériles, par exemple la publication de Kent en 1988 [7] rapportant 35 cas d’infection par le VHB dans un même cabinet ;
  • par des études épidémiologiques transversales, mettant en évidence, à l’échelle de la population, une association entre une exposition, souvent ancienne, à l’acupuncture et un risque accru d’infection par les virus des hépatites B et C. La revue systématique publiée par Hyun en 2023 [8], portant sur des travaux publiés entre 1990 et 2010 est l’analyse la plus complète à ce jour.

La prise en compte de ces données a conduit, dès la fin des années 80, à la généralisation des aiguilles à usage unique, comme d'ailleurs à l’introduction de mesures de précaution dans le cadre du don de sang.

Les rapports de cas et les séries de cas, régulièrement publiés dans la littérature médicale, constituent une source d’information essentielle pour documenter la réalité et la gravité potentielle des complications infectieuses liées au non-respect des normes de sécurité. Une revue systématique récente (Zhang 2025 [9]), fondée sur l’analyse de rapports de cas publiés entre 2012 et 2023, recense 86 publications, rapportant au total 126 cas issus de 19 pays. Près de la moitié de ces cas ne concernent pas directement l’acupuncture au sens strict mais des techniques associées qui exposent, par nature, à un risque infectieux plus élevé (implantation de catgut, chimio-acupuncture, api-acupuncture, acupotomie et ventouses).

  • Parmi les 126 cas rapportés, 76 cas correspondaient à des infections locales (abcès ou arthrites) et 50 des infections systémiques (septicémies, bactériémies et toxémies) ayant entraîné six décès.
  • La majorité des infections étaient bactériennes (109 cas), tandis que les infections fongiques et virales étaient rares (2 cas chacune). Dans 13 cas, l’agent causal n’a pas pu être identifié. Un cluster particulièrement notable de 32 cas d'infection cutanée à Mycobacterium abscessus a été rapporté dans un cabinet canadien avec réutilisation d'aiguilles non stériles (Tang 2006 [10]).
  • Les facteurs favorisant étaient liés à la pathologie des patients, notamment le diabète, les traitements immunosuppresseurs ou par corticothérapie, ainsi que les cancers. Les causes identifiées relevaient, quant à elles, de l’absence de qualification du praticien et du non-respect des normes de sécurité infectieuse.

À l’inverse les études cliniques menées dans des contextes cliniques clairement délimité et encadrés, avec des praticiens formés et diplômés, permettent d’apprécier le risque infectieux résiduel de l’acupuncture. Elles incluent à la fois des essais cliniques randomisés, dans lesquels la pratique est strictement protocolisée, et des études de cohorte prospectives menées en conditions de pratique courante :

  • Une revue portant sur 535 revues systématiques publiées entre 1999 et 2022, correspondant à plusieurs milliers d’essais contrôlés et à des dizaines de milliers de patients, montre que seules 19 rapportent des événements infectieux (Xu 2023 [11]). Ceux-ci correspondent essentiellement à des infections locales, toutes guéries sous traitement, avec une diminution de leur fréquence au cours du temps.
  • Une revue incluant 21 études de cohorte prospectives publiées entre 1998 et 2016 et couvrant 12,9 millions de séances d’acupuncture, aboutit à un constat concordant d’extrême rareté des accidents infectieux sévères, avec un seul cas d’arthrite possiblement associé au traitement (Baumler 2021 [12]).

En Angleterre, parmi 325 incidents liés à des traitements par acupuncture signalés à la National Patient Safety Agency sur la période 2009–2011, aucune complication infectieuse n’a été rapportée (Wheway 2012 [13]).

Ces données permettent ainsi de dissocier clairement le risque infectieux lié aux déviances de pratique du risque résiduel observé en conditions de pratique conforme.

Les dossiers disciplinaires pour manquement à la sécurité infectieuse aux États-Unis sont très rares et concernent essentiellement des comportements aberrants.

Les complications infectieuses sévères rapportées dans la littérature relèvent de déviances de pratique.

A l'inverse, en conditions de pratique médicale encadrée, l'acupuncture est une technique sûre avec un risque infectieux résiduel extrêmement faible.

Dr Johan Nguyen

Références

    1. Prins C, Fosnacht J, Deshpande K. Infection control-related disciplinary actions in acupuncture. Am J Infect Control. 2026 Jan 14:S0196-6553(26)00007-6. https://doi.org/10.1016/j.ajic.2026.01.010
    2. Clean Needle Technique Manual: Best Practices for Acupuncture Needle Safety and Related Procedures. 7th ed. Centennial (CO): Council of Colleges of Acupuncture and Herbal Medicine (CCAHM); 2015. Revised January 2024. https://www.ccahm.org/Document.asp?DocID=10950 🔓
    3. World Health Organization. WHO benchmarks for the practice of acupuncture. Geneva: World Health Organization; 2021. https://www.who.int/publications/i/item/978-92-4-001688-0 🔓
    4. Stephan JM, Nguyen J. 13 recommandations des bonnes pratiques médicales sur le risque infectieux en acupuncture. Acupuncture & Moxibustion. 2008;7(1):48-50. https://gera.fr/wp-content/uploads/2026/02/2008-cfa.pdf🔓
    5. Société de Formation Thérapeutique du Médecin Généraliste, Haute Autorité de Santé. Hygiène et prévention du risque infectieux en cabinet médical ou paramédical. Saint-Denis La Plaine: Haute Autorité de Santé. juin 2007. https://www.has-sante.fr/jcms/c_607182/fr/hygiene-et-prevention-du-risque-infectieux-en-cabinet-medical-ou-paramedical 🔓
    6.  California Code of Regulations. Title 16. Professional and Vocational Regulations. Division 13.7. Acupuncture. Article 5. Standards of Practice 🔓
    7. Kent GP, Brondum J, Keenlyside RA, LaFazia LM, Scott HD. A large outbreak of acupuncture-associated hepatitis B. Am J Epidemiol. 1988 Mar;127(3):591-8. https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a114834
    8. Hyun MH, Kim JH, Jang JW, Song JE, Song DS, Lee HW, Cho YY, Kim GA, Yoon EL, Sinn DH, Kim SS, Yim SY, Yang H, An J. Risk of Hepatitis C Virus Transmission through Acupuncture: A Systematic Review and Meta-Analysis. Korean J Gastroenterol. 2023 Sep 25;82(3):127-136. https://doi.org/10.4166/kjg.2023.060 🔓
    9. Zhang CY, Xu J, Gu XH, Yin X, Li SS, Li SS, Lao LX, Xu SF, Mi YQ. Nosocomial infections after acupuncture and related therapies: A systematic review of case reports and case series. World J Acupunct Moxibustion. 2025;35:173-181. https://doi.org/10.1016/j.wjam.2025.06.005🔓
    10. Tang P, Walsh S, Murray C, Alterman C, Varia M, Broukhanski G, Chedore P, DeKoven J, Assaad D, Gold WL, Ghazarian D, Finkelstein M, Pritchard M, Yaffe B, Jamieson F, Henry B, Phillips E. Outbreak of acupuncture-associated cutaneous Mycobacterium abscessus infections. J Cutan Med Surg. 2006 Jul-Aug;10(4):166-9. https://doi.org/10.2310/7750.2006.00041
    11. Xu M, Yang C, Nian T, Tian C, Zhou L, Wu Y, Li Y, Deng X, Li X, Yang K. Adverse effects associated with acupuncture therapies: An evidence mapping from 535 systematic reviews. Chin Med. 2023 Apr 10;18(1):38. https://doi.org/10.1186/s13020-023-00743-7🔓
    12. Bäumler P, Zhang W, Stübinger T, Irnich D. Acupuncture-related adverse events: systematic review and meta-analyses of prospective clinical studies. BMJ Open. 2021;11(9). [221326]. https://doi.org/10.1136/bmjopen-2020-045961🔓
    13. Wheway J, Agbabiaka Tb, Ernst E. Patient safety incidents from acupuncture treatments: a review of reports to the national patient safety agency. Int J Risk Saf Med. 2012. 24(3):163-9. https://doi.org/10.3233/jrs-2012-0569

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Mots-clés : Sécurité


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